Le jour où j’ai cassé mon talon

C’est un peu le printemps depuis le 20 mars non ? Si, un peu.

Bon, je sais, la météo n’est pas toujours tendre, mais on a eu quelques jours de beau temps, soyons reconnaissants envers le Dieu Soleil (oui, Helios, c’est ça, amis cultivés).

L’occasion s’est donc enfin présentée pour moi d’arborer une paire d’escarpins, avec mon …NOUVEAU JEAN !!!
Breaking news : oui, j’ai fini par le récupérer.

Et pour fêter ça, j’ai décider de l’inaugurer avec une magnifique paire d’escarpins, rapport au fait que le jean est 7/8ème (coupé à la cheville, pour nos amis incultes).

Vous voyez le tableau ? Un jean brut, retroussé d’un mini-revers à la cheville, une paire d’escarpins, un blouson en cuir, et des cheveux propres : la bombe.
C’était moi.

Je sors de chez moi, sublime et totalement consciente de ma sublimité, le cheveu brillant de santé et la gambette légère.

Je galopais presque d’allégresse, on aurait dit une pub pour du déo.

C’était un matin ensoleillé de la semaine dernière, j’allais au bureau.
J’ai attrapé mon bus, j’étais tellement bien dans mes pompes que je ne suis pas allée m’asseoir : je me suis postée au milieu, accrochée à la barre, et j’ai laissé les voyageurs admirer mon look de toute beauté.

J’ai savouré ce moment (d’autant plus que, pour être tout-à-fait honnête, j’ai davantage vécu des moments de loose sociale, le cheveu plat et la basket trouée) et suis descendue à mon arrêt, telle une reine quittant ses sujets.

Mais là, catastrophe, j’ai trébuché sur le marche-pied et je me suis écroulée dans le caniveau. En un quart de seconde, j’ai tordu ma cheville, ruiné mon jean, et cassé mon talon droit.

Le pire moment de ma vie. De ma semaine en tous cas.

Je me suis redressée avec toute la dignité que permettait la situation (aucune donc) et je me suis mise à marcher en direction du bureau, en jetant discrètement des coups d’oeil alentour pour m’assurer que personne ne m’avait grillée.

Peine perdue : un groupe d’adolescents était encore mort de rire dans mon dos. Age ingrat.

Faites que l’acné vous défigure pour les 5 années à venir, ai-je pensé (et que vous restiez puceaux jusqu’à vos 25 ans, mais c’est mal).

Bilan : pas de blessure grave (à part mon amour-propre) mais je sens que je vais reprendre mes bonnes vieilles baskets pour un petit moment !

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