Le jour où je me suis retrouvée sans chaussures

Je me demande si je n’ai pas toujours eu la poisse niveau pompes.
Et si l’épisode de la semaine dernière n’était que le symptôme d’un problème plus grave, que j’aurais avec les chaussures ?
Vous croyez qu’il faut que j’en parle ?

Tout a commencé le jour de mon mariage.
J’avais choisi une paire d’escarpins sublimes – des Jimmy Choo pour être précise -mais assez hauts, à peu près 10 cm de talons. Qui a déjà passé une journée, une soirée et une moitié de nuit avec 10 cm de talons me comprendra aisément (voire souffrira de nouveau rien qu’à l’évocation de l’idée) : les talons ça fait mal.

Comme dit ma copine Sophia, qui est talontophobe : « Les talons c’est la torture du pied».

A 20h, j’étais déjà au bord du gouffre. Mes pieds avaient triplé de volume, mes mollets menaçaient d’exploser, et mon dos m’envoyait des signaux de détresse.

J’avais réussi à gérer toute la journée mais là, je n’en pouvais plus, il fallait retirer ces accessoires sadiques.

L’occasion était parfaite puisque nous étions – enfin –  attablés pour dîner et que les longues nappes blanches descendaient jusqu’au sol, le recouvrant même un petit peu.
Ni vu ni connu, j’ai ôté mes souliers et intérieurement fait la danse de la joie.

Les invités ont dû me trouver un peu grossière de ne pas virevolter entre les tables pour les saluer pendant le dîner, comme c’est la coutume, mais j’avais besoin de récupérer mes pieds.

Les surprises de mes amis se sont succédées sur l’estrade qui faisait office de scène, chacune m’émouvant encore davantage que la précédente, et au bout de 2 ou 3 heures, ma souffrance pédestre s’était enfin tue.
Je pus monter les rejoindre sur scène pour les remercier tous.

C’est là, et devant les regards interloqués ou amusés des convives, que j’ai réalisé que j’étais pieds nus, et ma robe trop courte pour que cet oubli passe inaperçu.

C’était la fin du dîner, on allait commencer à danser : les serveurs, en un ballet rapide et maîtrisé, avaient rangé les tables sur le côté pour faire de la place.

Mais bien sûr mes chaussures avaient disparu avec le ballet des serveurs.

J’ai passé tout le reste de la soirée pieds nus, et même lancé une tendance : la tendance du pied libéré et de la danse exaltée !
En dix minutes, la moitié de la salle avait enlevé ses pompes !

Depuis, quand je vais à un mariage, je lance la tendance dès le début de la soirée: ça libère tout le monde !

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